Magazine TOCADE
UN ENGOUEMENT SOUDAIN POUR LES CULTURES DE NOTRE ÉPOQUEArchive pourjava
Un Bruit qui court, java par monts et par vaux
Il paraît qu’une bande de gens louches et peu scrupuleux, se faisant appeler « UN BRUIT QUI COURT », traîne ses guêtres dans nos campagnes, n’hésitant pas à capturer l’attention du malheureux qui vient à les croiser.C’est en l’an de grâce 2003, alors que les premières gelées blanchissaient les vastes pâtures du Sud du Massif Central que quatre jeunes gens décidèrent de se trouver une occupation afin de tuer le temps et de tromper l’ennui. N’étant pas suffisamment nombreux et musclés pour constituer une équipe de hockey sur glace et aucun d’entre eux n’ayant réussi à comprendre les règles du curling, ils jetèrent finalement leur dévolu sur la musique. Leur terrain de jeux, des chansons à textes aux teintes originales tant leurs influences sont variées.Jenny fit le deuil des poésies de Stone et Charden pour interpréter brillamment des textes inédits. Nico, grâce à ses relations dans le milieu de la guinche aveyronnaise, troqua son assourdissante cabrette contre un bel accordéon. Jeff se résigna à ne plus employer que le son « piano » de son clavier Bontempi, après que les autres aient arraché un à un les boutons qui lui permettaient d’utiliser des sonorités bizarroïdes qui ont données leurs lettres de noblesse aux tubes discos de années 80, et Laulo réussit enfin à sortir quelque chose de sa guitare et cessa ses beuglements « béruréens », même s’il postillonne encore beaucoup quand il chante.La petite troupe fut alors rejointe dans l’hiver 2004 par Roméo et sa contrebasse, qui avait besoin d’affection après avoir été injustement recalé au casting des « Choristes » en raison de sa prétendue petite taille, puis au printemps 2005 par Titi, qui retrouva sa région natale après trois tours du monde consécutifs en Citroën Visa 4×4. N’ayant pas les moyens de s’offrir une boîte à rythmes, le groupe fut rejoint en 2006 par Jaco et sa batterie, de retour de Lamotte-Beuvron où il voulait impulser un mouvement néo-punk chamanique à résonance mondiale. Bref, un bien curieux attelage à découvrir à travers leurs chansons acoustiques tour à tour drôles ou mélancoliques, et qu’on peut trouver maintenant sur galette pur beurre sonore, pour la plus grande joie des oreilles volages.
JMF
