Magazine TOCADE
UN ENGOUEMENT SOUDAIN POUR LES CULTURES DE NOTRE ÉPOQUEArchive pour Chronique
« BIJECTIVE » à CAJARC
« Bijective » présente onze jeunes plasticiens de la Belgique à la Maison des arts Georges Pompidou à Cajarc. Ca a commencé le 11 octobre jusqu’au 24 décembre. Au commencement, il y avait eu Joëlle Tuerlincks invité dans le Rouergue à Cransac en 2007, invité à faire un travail plastique lié à l’urbanisme. Celle-ci avait invité des élèves de l’école d’art de Bruxelles.
Ca a rebondi à Cajarc cet automne pour un projet différent avec ces onze jeunes dans « Bijective ». Bijective est un terme mathématique qui se dit d’une application établissant entre les éléments de deux ensembles une correspondance, telle que tout élément de l’un a un correspondant et seul dans l’autre. Voici les onze participants de la scène belge qui ont voulu avoir là une attitude collective ; Jenny Donnay, née en 1982, vit et travaille à Liège ; François Franceschini, né en 81 vit et travaille à Liège, Lucie Ducenne née en 1984, vit et travaille à liège, Nicolas Verplaetse né en 1983, vit et travaille à Lausanne ainsi qu’à Bruxelles, Jean-Daniel Bourgeois né en 1983, vit et travaille à Bruxelles, Xavier Mary né en 1982, vit et travaille à Bruxelles, Gérard Meurant né en 1983, vit et travaille Bruxelles, Isabelle Copet née en 1984, vit et travaille à Bruxelles, Jonathan De Winter né en 1986, vit et travaille à Liège, Jonas Locht né en 1980, vit et travaille à Bruxelles et Anne Bossuroy née en 1967, vit et travaille à Bruxelles.
Buren à ALBI
Daniel Buren a fait son exposition « A contre-courant, travaux in situ et en mouvement » au Centre d’Art Le Lait Albi pendant l’été, et cela durera jusqu’au 31 octobre. Voici plusieurs décennies, Daniel Buren avait inventé le concept d’in situ. Qui consiste à produire une forme neutre, afin, grâce à sa présence, de changer d’une certaine manière le regard autant que la perception vis-à-vis d’un site, d’un endroit, d’un paysage, ou même d’un lieu d’art. D’où la mise en avant par Buren des rayures peintes alignées mathématiquement. L’in situ, c’est le contraire d’œuvres installées dans la nature, destinées à être montrées elles-mêmes comme par exemple dans le land art. A part ça, le problème de l’in situ reste d’avoir trop d’épigones occupés, surtout ces dernières années, à jouer avec les lieux institutionnels. Cet état de fait peut d’ailleurs contribuer à diluer la démarche de Daniel Buren. Cela dit, dans l’exposition d’Albi, il dégage un type d’énergie comme si tout débutait là, en se servant entre autre de la transformation des eaux du Tarn en grosse présence sonore. Par contre, la maturité créative de Buren figure dans un coin par l’intermédiaire d’une peinture auto-citation plus colorée que d’habitude. Il a, d’autre part, démontré à Albi que ses espaces d’expression sont en contradiction avec la mégalomanie.
René Durand


